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Découverte

Carnet de voyage en Nouvelle-Zélande

D 10 mars 2011     A Marjolaine Guérin    

Après un séjour en Angleterre comme jeune fille au pair, Marjolaine Guérin, étudiante en licence d’anglais a passé les fêtes de fin d’année en Nouvelle-Zélande.
Voici son récit de voyage...

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Carte de la Nouvelle-Zélande
Pendant son séjour, Marjolaine Guérin a exclusivement sillonné l’Ile du Nord.

Mardi 21 décembre

Après avoir parcouru des milliers de kilomètres, passé plus de 26 heures en avion, et fait de nombreuses escales ; à Dubaï (aux Emirats Arabes Unis), à Singapour (en Malaisie), ainsi qu’à Melbourne (en Australie), je me pose enfin sur le sol de Nouvelle-Zélande ! Comme beaucoup de Français, je ne connais que peu de choses sur ce petit pays, situé à l’autre bout du monde : à part bien sûr ses moutons, sa célèbre équipe de rugby, les "All Blacks", mais aussi ses paysages grandioses. Il est une heure du matin lorsque j’apparais dans le hall de l’aéroport à Auckland. Pas besoin de régler ma montre puisqu’il y a exactement 12 heures de décalage entre les deux pays. Je ne tarde pas à me découvrir car même si la nuit est tombée depuis longtemps, les températures sont très douces. En effet, les saisons sont inversées et tandis qu’en France, l’hiver et la neige couvrent une bonne partie du pays, ici, c’est déjà l’été !
Mon ami Sean, jeune Néo-Zélandais de 24 ans, est venu m’accueillir à l’aéroport. C’est lui qui va me faire découvrir durant ces 2 semaines les lieux importants et touristiques de l’Ile du Nord.
Mon point de chute se trouve à une vingtaine de kilomètres au sud d’Auckland, perdu au milieu des collines, à Clevedon. Il est temps d’aller dormir : le vrai voyage commence demain. Et c’est parti pour une découverte express de ce magnifique pays : à pied, en train, en avion, en voiture !

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Région de Clevedon
Les collines verdoyantes rappellent les paysages de tournage utilisés dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.

Mercredi 22 décembre

Quelques heures de sommeil plus tard, nous nous retrouvons sur le quai de la gare de Papakura où nous embarquons à bord de l’ "Overlander Train". Ce train traverse l’Ile du Nord pour rallier Auckland à Wellington, la capitale. La vitesse de croisière plutôt réduite et les arrêts fréquents, dans les nombreuses petites gares, sont une excellente opportunité pour découvrir et admirer la variété des paysages : collines verdoyantes, cimetières maoris ou encore la région volcanique du centre de l‘Ile, où nous traversons le Parc National de Tongariro. En contemplant la beauté des paysages qui m’entourent, je me souviens que c’est sur ce même trajet que, des années auparavant, le célèbre réalisateur Néo-Zélandais Peter Jackson a eu l’idée géniale de situer la trilogie du Seigneur des Anneaux en Nouvelle-Zélande. Enfin, après 12 heures de voyage, les derniers kilomètres de rails qui nous séparent de notre destination nous font longer la côte, à quelques mètres seulement du rivage. La baie de Wellington apparaît au loin, tandis que notre périple s’achève. En arrivant dans cette ville, je comprends pourquoi Wellington est aussi surnommée "la Cité du Vent". Située sur le détroit de Cook, qui sépare l’Ile du Nord et l’Ile du Sud, la ville est constamment balayée par de violentes rafales de vent.

Jeudi 23 décembre

Aujourd’hui, le temps est au beau fixe et nous mettons la matinée à profit pour visiter le centre de Wellington. Je découvre une ville portuaire très agréable et relativement petite : avec ses 400 000 habitants, difficile de croire qu’il s’agit de la capitale. Nous prenons le funiculaire qui nous emmène aux jardins botaniques pour profiter du superbe panorama qui donne sur le port. Avec sa baie et son relief vallonné, ce n’est pas pour rien que l’on compare Wellington à San Francisco : hormis son "cable car" (funiculaire), les collines alentours abritent des maisons en bois de style victorien, que l’on surnomme affectueusement les painted ladies.
L’après-midi est consacré à la visite du Musée Te Papa Tongarewa. J’apprends beaucoup sur les traditions et la culture maories, dont le musée met en valeur les différents aspects. Nous nous attardons principalement sur le Pounamu, aussi appelé "Jade de Nouvelle- Zélande". Cette pierre verte à la dureté extrême, que l’on ne trouve que sur l’Ile du Sud, est sacrée pour les maoris. Utilisé pour la fabrication de bijoux, d’armes, et d’outils, le Pounamu fut pendant longtemps une monnaie d’échange : l’équivalent de l’or pour les européens. Une autre partie du musée est consacrée aux risques naturels en Nouvelle-Zélande. Nous pénétrons dans la "Earthquake House", une maison qui reproduit un tremblement de terre. Même s’il ne s’agit là que d’une simulation, on en ressort "secoué" ! Après notre visite, nous sommes invités chez un cousin maori de Sean, qui nous accueille avec le traditionnel hongi (le "bonjour maori", qui consiste à presser son nez contre celui de l’autre personne). Véritable passionné de culture maorie, il nous raconte pendant des heures l’histoire de son peuple, celle de sa famille et de ses ancêtres. Il m’apprend que la généalogie joue un rôle très important pour les Maoris. Il me rappelle aussi le caractère sacré de la terre, que les Maoris ont cherché à défendre à l’arrivée des premiers colons européens et qu’ils appellent "Aotearoa" : "la Terre du long nuage blanc". Nous reprenons l’avion dans la soirée : direction Clevedon où nous passerons les fêtes de Noël.

Vendredi 24/Samedi 25 décembre

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Tapapakanga
Le parc régional de Tapapakanga offre un cadre exceptionnel sur la baie Firth of Thames, qui s’ouvre sur l’océan Pacifique.

Bien qu’il n’y ait pas de plat national à proprement parler, l’agneau reste largement consommé par les Néo-Zélandais et le repas de Noël n’y fait pas exception. Je me régale de ce plat, cuisiné à la manière Néo-Zélandaise, c’est-à-dire plutôt bien cuit et saupoudré de "garlic" (de l’ail séché). Puis, nous partons pour l’estuaire de Thames, situé à trente kilomètres de Clevedon. Nous nous rendons dans le parc régional de Tapapakanga.

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Côte Nord
La côte Nord rappelle les paysages du sud de la France : une suite de criques et de plages, la mer d’une couleur bleue turquoise...

Alors que nous longeons la côte en voiture, les paysages me rappellent le sud de la France : une suite de criques et de plages, la mer d’une couleur bleue turquoise, voire même le chant des cigales ! Je découvre avec étonnement ces longues fleurs bleues et blanches au parfum enivrant, les agapanthes, qui poussent ici par milliers, le long des routes, des voies et des chemins.

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Totem maori
Un pou whenua, un totem sculpté, typique de l’art maori, trône à l’entrée du parc régional de Tapapakanga.

A l’entrée du parc, je m’arrête pour admirer l’un des signes les plus visibles de l’art maori, un pou whenua, un totem sculpté. Sean m’explique que des Maoris vivaient ici il y a plusieurs siècles. Ainsi, cette sculpture symbolise la relation entre les Maoris et cette terre.
Fêter Noël sur la plage, les pieds dans l’eau, par 25 degrés en moyenne, voilà une expérience pour le moins dépaysante. Rien ici n’évoque Noël, si ce n’est peut-être cet arbre curieux qui pousse le long des côtes : Le Pohutukawa, surnommé à juste titre "l’ arbre de Noël de Nouvelle-Zélande" car c’est à la fin du mois de décembre qu’il se pare d’une multitude de fleurs rouges écarlates.

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Le Pohutukawa
Le Pohutukawa, surnommé "l’ arbre de Noël de Nouvelle-Zélande" se pare d’une multitude de fleurs rouges écarlates, fin décembre.

Dimanche 26 décembre

Nous reprenons la route : direction Taupo et son lac gigantesque (pas moins de 615 kilomètres carrés) formé il y a 5000 ans, à la suite d’une éruption volcanique gigantesque.

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Huka Falls
Les Huka Falls sont d’impressionnantes chutes d’eau où se jette la Waikato River, le plus long fleuve de Nouvelle-Zélande.

Nous faisons une halte aux "Huka Falls", impressionnantes chutes d’eau où se jette la Waikato River, le plus long fleuve de Nouvelle-Zélande. Sur les rapides un peu plus loin, on aperçoit un jet boat, une des nombreuses activités dans ce pays des sports extrêmes. Le principe est simple : un moteur à hydrojet propulse l’embarcation sur la surface de l’eau à une vitesse ultra-rapide. En effet, les Néo-Zélandais ne manquent pas d’imagination en matière de sports à risques et proposent toute une gamme d’activités : zorbing, sky surf (surf aérien), canoë kayak, etc.
En fin d’après-midi, nous arrivons à notre hôtel de Taupo, situé au bord du lac. Entre-temps, la pluie s’est mise à tomber et nous contraint à rester à l’abri dans la voiture tandis que nous traversons la ville, à la recherche d’un "fish and chips shop".

Lundi 27 décembre

En arrivant à Rotorua dans la matinée, je suis frappée par une odeur tenace et pour le moins désagréable ! Rotorua est connue pour ses mares d’eaux bouillonnantes et ses geysers et une odeur de souffre et de vapeur flotte en permanence dans la ville. Nous nous arrêtons quelques instants pour admirer les Government Gardens, ancien centre thermal qui accueillaient autrefois les curistes, venus se soigner dans les eaux de Rotorua, aux vertus miraculeuses.

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Rainbow Springs
Le parc naturel de Rainbow Springs abrite de nombreuses espèces animales et végétales endémiques de Nouvelle-Zélande.

Puis, nous poursuivons notre route jusqu’au magnifique parc naturel de Rainbow Springs. Le temps humide et la bruine sont finalement l’occasion idéale de se plonger dans l’ambiance si particulière qui permet à toutes cette végétation de pousser. Le parc abrite de nombreuses espèces animales et végétales endémiques de Nouvelle-Zélande, c’est-à-dire, des espèces que l’on ne trouve nulle part ailleurs.

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Tuatara
Le Tuatara, le seul reptile datant de l’ère préhistorique, qui existe encore aujourd’hui, vit dans le parc naturel de Rainbow Springs.

Nous nous promenons au milieu des fougères arborescentes, en nous arrêtant régulièrement pour observer des Tuataras, seuls reptiles datant de l’ère préhistorique, des truites et quantité d’oiseaux aux noms et aux couleurs exotiques. Accompagnés de notre guide, nous en apprenons un peu plus sur l’histoire et l’existence du Kiwi brun, qui est aussi le symbole du pays. C’est une espèce en voie d’extinction et peu de gens ont la chance d’apercevoir dans son milieu naturel cet oiseau timide, qui ne sort que la nuit.

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Kiwi brun
Marjolaine devant la réplique géante Kiwi brun, l’oiseau symbole de Nouvelle-Zélande.

Mardi 28/Mercredi 29 décembre

Nous mettons les deux jours à profit pour nous reposer de nos précédentes escapades et faire quelques virées en voiture à Auckland, la plus grande ville du pays.

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Auckland
La ville d’Auckland, avec sa célèbre "Sky Tower", qui culmine à 328 mètres de hauteur.

Avec ses hauts buildings de couleur grise, le centre ville est beaucoup moins joli que celui de Wellington et n’est pas sans évoquer les grandes métropoles européennes. Nous nous hâtons de traverser Queen Street, l’artère principale dans le centre de la ville afin de rejoindre le front de mer et Viaduct Harbour, où s’entassent des dizaines de voiliers et de bateaux de plaisance, dans les marinas. Puis, nous nous dirigeons vers Parnell, un des quartiers les plus huppés de la ville : on peut y voir l’une des résidences de John Key, le premier ministre actuel. Nous terminons notre tour de la ville par Victoria Park Market dans la banlieue d’Auckland. Très prisé des touristes, cet endroit est connu pour ses étals et ses boutiques de souvenirs en tout genre.

Jeudi 30 décembre

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Mountain Camp Sladdin
Marjolaine a fait de nombreuses randonnées, comme ici à Mountain Camp Sladdin, situé non loin de Clevedon.

Aujourd’hui, nous partons randonner, non loin de Clevedon, à Mountain Camp Sladdin. L’occasion pour moi d’apercevoir cette plante qui fait la renommée de la Nouvelle Zélande, au-delà des frontières, la fougère arborescente, aussi appelé Fern (Punga tree, en maori), celle-là même qui orne les maillots de l’équipe nationale de rugby. Au détour d’un sentier, j’aperçois des Kauris, ces arbres pouvant vivre jusqu’à 2000 ans et qui ne poussent qu’au-dessus du 38° parallèle. La montée est longue et difficile. Et il fait une chaleur écrasante, malgré l’ombre projetée par les arbres autour de moi. Heureusement, l’escalade valait le détour. Une fois en haut, je découvre un superbe panorama, des collines à perte de vue et je distingue au loin Auckland, reconnaissable à sa célèbre "Sky Tower", le symbole de la ville. J’apprends au passage que les amateurs de sensations fortes peuvent se jeter harnachés du haut de la plate forme de cette tour impressionnante, haute de 328 mètres. Eh oui, vous l’aurez deviné, le saut à l’élastique est aussi une invention Néo-Zélandaise !
Nous finissons la soirée dans un restaurant Thaïlandais, avec la famille de Sean.

Vendredi 31 décembre

Repos

Samedi 01 janvier

Il est 18h (heure locale) lorsque mon avion décolle. J’ai du mal à réaliser que mon voyage arrive à son terme. Je repars pour la France la tête pleine de souvenirs, en me promettant de revenir le plus vite possible pour en voir davantage. Un parcours sur les deux îles par exemple ? A celles et ceux qui souhaitent visiter le pays, je conseille de prévoir au minimum trois semaines, afin d’en voir le plus possible. Il faut aussi savoir que la vie est chère en Nouvelle-Zélande. Le moyen le plus avantageux pour les globe-trotters au budget limité consiste à aller vivre chez l’habitant. De nombreuses familles accueillent les voyageurs et offrent le gîte et le couvert, contre quelques heures de travail à la ferme. Beaucoup de jeunes voyagent de cette manière, et se déplacent ainsi de ferme en ferme, pour quelques jours ou quelques mois. C’est aussi un moyen intéressant de rencontrer des Kiwis, d’après le surnom que se donnent les Néo-Zélandais. Les habitants sont chaleureux et ont le sens de l’hospitalité. Ils seront heureux de vous parler de leur pays dont ils sont si fiers, et qui accueillera d’ici quelques mois la coupe du monde de Rugby 2011.

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