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Expérience

Jeune Fille au pair en Angleterre

D 19 mai 2010     A Marjolaine Guérin    

J’ai effectué un séjour de six mois au Royaume-Uni, de septembre 2009 à mars 2010, en tant que jeune fille au pair. Voici un article sur mon expérience...

Au Pair

J’ai pris la décision de partir sans trop me poser de questions, alors que je finissais mon année de licence d’anglais à Rouen. Je réfléchissais depuis quelques mois au moyen d’aller vivre à l’étranger, afin de perfectionner mon anglais. Quelques-unes de mes amies avaient déjà tenté l’expérience de jeune fille au pair et leurs témoignages enthousiastes m’ont alors incitée à me lancer à mon tour. Ce type de séjour présentait un avantage certain, celui de pouvoir m’organiser très rapidement, sans forcément passer par des démarches administratives fastidieuses. Un passeport en cours de validité et une carte européenne d’assurance maladie suffisent pour séjourner et/ou travailler outre-manche. Il me permettait aussi de gagner un peu d’argent, (le salaire hebdomadaire d’une jeune fille au pair est d’environ 90 euros) tout en étant nourrie, logée et blanchie.

C’est donc tout naturellement que j’ai choisi l’Angleterre : d’abord pour sa proximité avec la France, mais aussi pour le coût très abordable du voyage. Les départs peuvent être effectués avec l’Eurostar (qui relie la gare de Paris-Saint-Lazare à celle de Londres-Saint-Pancras, en seulement deux heures et demie), ou encore par bateau.

Je me suis mise en quête d’une famille sur Internet dès le mois de mai 2009, en m’inscrivant sur le site aupair-world.net. En effet, mieux vaut s’y prendre le plus tôt possible, afin d’avoir un maximum de choix. J’ai démarché les différentes familles, envoyé des mails, étudié le salaire ainsi que les conditions de travail proposées... C’est une investigation qui demande du temps, mais cela reste une étape incontournable. Cela m’a permis d’affiner mes recherches, en fonction de mes propres critères. J’ai volontairement choisi de ne pas passer par une agence, cette dernière solution étant certes plus sécurisante, mais aussi plus coûteuse. Après deux mois de recherches, mon choix s’est finalement arrêté sur une famille originaire d’Afrique du Sud, expatriée en Angleterre dans l’Essex, dans la ville de Billericay, (située à 25 kilomètres à l’est de Londres). Nous sommes restés en contact jusqu’à la veille de mon départ, afin de régler les derniers détails.

À mon arrivée sur place, j’ai tout de suite été mise à l’aise et accueillie comme un membre de la famille. J’ai fait la connaissance d’Ashley, 4 ans et de Nathan, 1 an et demi, les enfants dont j’allais m’occuper. De même, j’ai rencontré les voisins qui m’ont réservé un accueil très chaleureux et m’ont, comme le veut la tradition, tous invité à boire la traditionnelle "cup of tea".
Puis, mon quotidien s’est organisé progressivement. Je m’occupais des enfants en l’absence des parents. Je les emmenais à la garderie, à la piscine, je préparais les repas, faisais les courses et le ménage, et les conduisais à l’école. J’ai pu à ce titre expérimenter la conduite à gauche, beaucoup moins compliquée qu’il n’y paraît d’ailleurs. Je privilégiais les moments de partage, les jeux, les promenades, et je m’appliquais à m’en occuper aussi bien que leurs parents. Cela demande beaucoup d’énergie et de dynamisme, mais c’est avec plaisir que j’ai suivi leurs progrès au quotidien ! De plus, le fait d’être de nationalité étrangère représentait un véritable atout pour les enfants puisque je leur ai fait partager ma propre culture, bien différente de la leur. À ce sujet, je me suis vraiment amusée à initier Ashley au français, à travers des lectures et des jeux.

Dans l’ensemble, ma relation avec les enfants a été très satisfaisante, malgré des débuts assez difficiles. Mais déjà après quelques semaines, nous partagions de véritables moments de complicité et de tendresse. Surtout avec Nathan, un petit garçon curieux et attachant avec qui j’ai noué une relation privilégiée, puisque nous passions toutes nos journées ensemble. Mes rapports avec Charmain et Douglas, leurs parents, ont également été excellents. Ils m’ont fait découvrir la gastronomie sud-africaine, (composée de viandes et de poissons, cuits au feu de bois et de beaucoup d’épices) un vrai régal ! Ils m’ont aussi appris à parler l‘afrikaans. Très proche du néerlandais dont elle dérive, c’est l’une des langues officielles d’Afrique du Sud.
De plus, le voisinage immédiat était composé d’un mélange de diverses nationalités : gallois, indiens, irlandais, et même zimbabwéens : de quoi découvrir les multiples facettes de la culture britannique !

Cependant, vivre 24h/24 avec les mêmes personnes, même dans une bonne ambiance, reste limité et j’ai rapidement éprouvé le besoin de faire de nouvelles rencontres et de découvrir la région. Ne travaillant que du lundi au jeudi, j’allais donc tous les vendredis à Londres et visitais les différents quartiers de la ville : d’Oxford Circus, le centre touristique, à Westminster, le long de la Tamise, en passant par Bloomsbury, le quartier des artistes et des écrivains (l’écrivain anglais Virginia Woolf y vécut au début du XXème siècle). C’est dans ce même quartier que l’on trouve le non moins célèbre British Museum et ses impressionnantes collections archéologiques. Là-bas, je retrouvais régulièrement des amis anglais, rencontrés à la faculté de Rouen l’année précédente. J’ai aussi accueilli quelques amis français, le temps d’un week-end. L’occasion idéale pour prolonger à plusieurs l’exploration de la capitale anglaise !

À présent que je suis revenue, je parle anglais couramment et le comprends facilement : je suis devenue quasiment bilingue ! J’ai appris à nouer des contacts plus spontanément. D’une certaine manière, ce séjour de six mois a contribué à renforcer mon intérêt pour la langue de Shakespeare. Ce voyage, c’était aussi un défi personnel, un challenge que j’ai relevé avec fierté. Cette expérience positive m’a appris beaucoup sur moi-même et sur ma capacité d’adaptation.

J’ai vécu une formidable expérience et si j’avais un conseil à donner, je pense que rien ne remplace une immersion totale pour progresser en langues. Il ne faut pas hésiter à se "jeter à l’eau", à saisir les opportunités qui se présentent, à s’ouvrir à ce qui nous entoure, et à cultiver sa curiosité. J’envisage par ailleurs de reprendre mes études d’anglais dès le mois de septembre à l’université du Havre, et je prévois de rendre visite l’an prochain à ma "famille d’Angleterre".

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Londres
L’incontournable relève de la garde de la Reine, à voir absolument, lors d’un séjour dans la capitale anglaise.
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Londres
Pendant son séjour en Angleterre, Marjolaine Guérin a passé beaucoup de temps à visiter Londres.
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